Stratégies de sabotage plus subtiles

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L’histoire de Rudy (suite)

Souvenez-vous, J’ai abordé l’histoire de Rudy dans la seconde vidéo (publiée le 21 mai), autour de la notion de validation de la personne, et de la posture du conseiller coach. Je vous livre la suite de son aventure (car c’est une vraie aventure!), et notamment les freins qui se sont présentés lors de nos rencontres.708769_low

Après une belle progression, Rudy avait décroché successivement plusieurs entretiens sur des postes de Ripeur. Et à trois reprises, il a fait preuve de malchance. Il avait toujours une « galère » qui venait l’empêcher de se rendre à son rendez vous.

Et à chaque fois, la situation semblait légitime. Il avait toujours une bonne raison (pour ne pas dire une bonne excuse) pour justifier son absence :

  • La première fois, il est tombé en panne d’essence avec sa mobylette, et c’est le responsable du foyer qui est allé le rechercher en pleine campagne.
  • La seconde fois, sa chaine de mobylette a déraillé, ou cassé je ne sais plus bien (et oui, encore cette fameuse mobylette… !)
  • La troisième fois, il s’est fait prêter un vélo, et il a crevé en route !!

Cela semble surnaturel, et on pourrait se dire que Rudy traine vraiment la poisse… Je vous rappelle que toutes ces histoires sont véridiques !

Une fois c’est un hasard, deux fois c’est une coïncidence, trois fois c’est un principe de fonctionnement (autrement dit une stratégie de sabotage qui se répète).

À chaque fois, Il semble que Rudy ne soit pas en maîtrise de la situation, pas responsable du problème. Et pourtant, lors de nos entretiens, il aura fallu plusieurs semaines pour l’aider à sortir de ce statut de victime permanente. (Ah oui, je ne vous ai pas dit, mais il s’est aussi fait voler ses affaires au foyer, quelques jours avant l’entretien, plus d’argent pour mettre de l’essence dans sa mobylette!).

D’abord, il aura fallu l’aider à prendre conscience de sa responsabilité dans chaque situation. Par exemple, pour la panne d’essence, il savait qu’il n’avait pas d’argent pour en remettre, mais il n’a rien dit, pas demandé d’aide ne serait-ce qu’un dépannage de quelques euros, il n’a même pas essayé. Ensuite, pour la chaine qui déraille, celle-ci avait montré des signes de faiblesse bien avant. Il était aussi possible de se rendre à l’entretien en bus, ou encore mieux en voiture. Le responsable du foyer est bien allé le chercher lors de sa panne, il pouvait aussi l’emmener au rendez vous, n’est ce pas ? Enfin, pour le vélo qui crève, il a emprunté un vélo en mauvais état au départ… Les risques étaient déjà grands.

Mais surtout, il m’a avoué qu’il était très angoissé à l’idée de démarrer un 1er emploi. Et qu’il redoutait cet entretien. Voilà le nœud de son fonctionnement. La stratégie de sabotage plus subtile, qui ressemble à la fatalité, mais qui au fond (c’est à dire inconsciemment) l’empêche de sécuriser son déplacement, d’anticiper les pépins.

Avec beaucoup de lucidité, il a pris conscience qu’il ne pouvait plus faire confiance au hasard, et qu’il devait maitriser davantage les situations, anticiper, préparer ses déplacements, bref, devenir responsable.

Retrouvez le témoignage de Rudy en cliquant ici.

 

Les conseils du coach 

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Il n’y a pas de fatalité dans le domaine de l’insertion professionnelle. Et c’est trop facile de se reposer sur cette notion. Dans ce cas, vous ne ferez jamais rien, et surtout, vous resterez centré sur les problèmes !

Un principe essentiel et fondateur du métier de coach est le suivant : Vous êtes le premier responsable de ce qui vous arrive.  Le 1er responsable ne veut pas dire le seul. Il peut bien sûr y avoir des contextes et des circonstances particulières, mais resterez toujours le 1er responsable, en tant que personne. On n’accuse ni les autres, ni son entourage.

Un indicateur efficace dans nos accompagnement est le symptôme de répétition.

Alors face à des stratégies de sabotages repérées, je vous conseille de forcer le trait de la responsabilisation avec vos suivis. Evidemment, toujours avec beaucoup de bienveillance à l’égard de la personne que vous accompagnez. La différence se situe précisément dans le « non jugement », le respect de l’autre dans son développement (Faites le lien avec le chapitre 2).

Reprendre la main sur son parcours, c’est d’abord prendre toutes ses responsabilités.

 

Et pour nous inspirer, je vous ai réservé une petite surprise à la fin de la vidéo… je vous laisse découvrir et commenter!

À très vite pour une autre histoire,

Alexis

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