Même pas peur !

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L’histoire de Fatiha

La seule chose qui nous empêche vraiment de réaliser nos rêves, c’est la peur.

8864229_sEt c’est un sujet qui revient presque dans tous mes coaching de développement, et une thématique très présente dans la plus part des approches de développement personnel. Qu’il s’agisse de dirigeants, de managers, et encore plus quand il s’agit de personnes en recherche d’emploi, les peurs sont multiples et variées. J’en ai recensé 10 très présentes :

  • Peur d’échouer : Souvenez vous de Franck et son entretien d’embauche (Article publié le 29 mai 2015)
  • Peur du changement de vie : Que va-t-il se passer si je retrouve vraiment du travail ?
  • Peur de ne pas être à la hauteur : Et si je n’y arrive pas, on compte sur moi mais je ne sais pas si j’en suis capable… ?
  • Peur de l’inconnu : Je n’ai jamais fait ça… Je ne le connais pas…
  • Peur d’être jugé : Que va t-on penser de moi ?
  • Peur de commettre des erreurs : Et si je me trompe, on va me virer…
  • Peur de dire une bêtise (en entretien d’embauche par exemple): Je ne suis pas sur de ce que je dois répondre, si je dis une connerie, c’est foutu…
  • Peur des responsabilités : Et si on me demande mon avis, je dis quoi ?
  • Peur du rejet : Je ne peux pas leur dire ça, ils vont m’envoyer promener…Ou encore : J’ai peur qu’ils ne m’acceptent pas si je me présente comme je suis…
  • Peur d’être ridicule : J’ai peur qu’on ne me prenne pas au sérieux, qu’on se moque de moi…

De nombreux accompagnements pourraient alimenter cet article, mais j’ai choisi de vous faire partager la courte expérience de Fatiha.

Elle était en période de stage chez un discounteur. Après la première semaine, elle vient me voir, assez inquiète, pour me demander conseil. Son problème est qu’elle n’est pas à l’aise avec ses autres collègues. Ils la considèrent comme la « petite stagiaire », et lui confient toutes les tâches ingrates. Elle me confirme même qu’elle est perçue comme une rivale qui pourrait mettre en péril l’emploi des autres (Ah, les idées reçus et les suppositions…). Derrière cette pseudo-pression, Fatiha a développé une certaine crainte. À tel point qu’elle n’ose plus prendre d’initiatives, de peur de faire une erreur et d’être critiquée. Et si tout ça remontait aux oreilles de la patronne… ? me dit-elle. Et la discussion s’engage :

Moi : De quoi as tu peur ?

Fatiha : – De faire une erreur.

Et si tu fais une erreur, de quoi à tu peur ?

– D’être critiquée, et que ça remonte à la patronne

Et si ça remonte à la patronne, de quoi à tu peur ?

– De perdre mon emploi ! J’ai une chance unique, je ne veux pas la laisser passer.

Quel serait le problème dans ce cas? Aurais tu des problèmes d’argent par exemple ?

– Non pas vraiment, j’ai encore droit aux ASSEDICs, mais j’aurai l’impression de retourner à la case départ.

Ah d’accord, donc ce que tu crains vraiment, c’est de perdre ton travail, et de devoir recommencer à chercher un emploi? c’est bien ça ?

– Oui, c’est ça.

Que se passerait-il si cela arrive de la pire manière qu’il soit ?

– Et bien, la directrice ne prolongera pas ma période d’essai. C’est tout.

Tu survivras n’est pas ?

– Evidemment ! Je ne vais pas m’arrêter à ça, et j’en ai vu d’autres… !

Et sur quoi peux tu porter ton attention dans les prochains jours si tu as peur de faire une erreur ?

– Et bien, plutôt que me faire des films, et à cogiter dans mon coin, je peux demander conseil aux autres, ou même à la patronne directement. Pourquoi pas ?

C’est une très bonne idée. Dorénavant tu sais précisément quoi faire si cette situation se présente. Reste-t-il quelque chose qui pourrait t’empêcher de prendre des initiatives ?

– Je ne vois pas autre chose… En fait j’ai même une idée de ce que je pourrai faire dès demain.

—————————

Je laisse en suspends cette discussion, vous découvrirez très prochainement la superbe idée que m’a confiée Fatiha…

En effet, sa proposition va changer le cours des choses. Et tous cela était bloqué à cause d’une simple peur inibitrice.

19688136_sImaginez tout ce que feriez si vous n’aviez plus peur !

 

 

 

Les conseils du coach

D’abord il faut rappeler que la peur est une bonne chose! C’est une émotion d’anticipation, qui est là d’abord pour nous protéger. Elle nous alerte sur un danger probable et va nous permettre de poser des actions sécurisantes. Vu comme ça, c’est déjà plus rassurant.

Comment se débarrasser d’une peur qui nous empêche de poser des actions importantes ?

Appelons-la par son nom (La peur de faire des erreurs par exemple) et regardons-la en face, elle aura ainsi moins d’emprise sur nous.

Une astuce intéressante : Derrière une peur se cache souvent une autre peur plus forte. Cherchez toujours ce qui se cache en arrière plan. Cette approche permet de sortir du 1er degré et d’aider la personne à se projeter au delà de ses peurs inhibitrices (ce qui l’empêche de passer à l’action). Plus vous entrez dans sa peur, plus vous dégonflez son emprise, vous dédramatisez.

Une technique : Le protocole des peurs, en 4 étapes.7874808_s

  1. De quoi as tu peur ? Vous enlevez la plus grande partie du pouvoir des peurs en la nommant
  2. Que se passerait-il si tes craintes se réalisaient de la pire manière qui soit? Amplifiez au maximum ses peurs, pour permettre de relativiser l’impact réel.
  3. Tu survivras, n’est pas ? Amenez la personne à vous répondre, à dédramatiser.
  4. Sur quoi vas tu porter ton attention si la peur apparaît, afin de préserver la dynamique d’action ? Aider la personne à imaginer une stratégie ressource.

 

Dans le cas des peurs inhibitrices, cette stratégie peut suffire pour faire décoller la personne. Il ne vous reste alors qu’à accompagner la dynamique d’action.

Nous verrons plus tard le cas de peurs de types phobiques, qui demandent une approche plus spécifique.

 

À très vite pour une nouvelle histoire,

Alexis

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