Gérer la petite voix intérieure

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L'histoire de Marina 

Le directeur du centre de formation m’avait contacté pour intégrer un module de coaching dans leur modèle pédagogique. Les sessions collectives, organisées par un organisme de formation, étaient complètement tournées vers l’insertion et l’emploi.DSCN1625

C’est dans l’une de ces sessions que je rencontre Marina, 32 ans, sans qualification, mais avec une présence remarquée par le groupe. Elle sort du lot. Durant mon intervention elle est concentrée, attentive, elle prend des notes (assez rare avec ce type de groupe). Elle découvre le monde du développement personnel, et semble captivée par l’étendue des possibilités qui s’ouvre devant elle. Tant mieux !

 

Puis, comme le prévoit ma prestation, je rencontre individuellement chaque participant, pour alterner séances collectives et accompagnement.

Marina m’explique qu’elle trouve un grand intérêt aux apports collectifs, qu’elle va essayer de mettre en pratique, mais ça restera limité, d’après ses propos, car tout ce champs de développement, c’est pas vraiment fait pour elle : « Je ne le mérite pas » conclue-t-elle.

Et très vite elle m’explique qu’elle est envahie par deux forces : d’une part l’envie de réussir et de se dépasser (son projet d’aide soignante demande une remise à niveau, de la formation, un vrai travail sur soi, un dépassement de soi pour Marina), et d’autre part une résistance qui la tire en arrière après chaque pas en avant.

30769290_sComment se manifestent ces 2 forces au quotidien ?

« Je me dis que je peux y arriver, que je suis motivée. Puis dès que je commence, je me dis que c’est pas fait pour moi, que je n’en suis pas capable. Comme une petite voix qui m’empêche d’avancer. »

 

 

 

 

Le témoignage de Marina :

« J’ai compris que cette petite voix intérieure ne sont que des messages que j’ai reçu, et donc je peux les écouter, ou pas ! J’en fais ce que je veux.  »

 

Conseil du coach

Le jeu des petites voix intérieures est très intéressant à mener avec vos bénéficiaires. C’est l’occasion de mettre le doigt sur des freins parfois profondément ancrés, issu de leur éducation ou de leur culture.

Dans le cas de Marina, sa petite voix négative était le fruit de son éducation et de l’éducation qu’elle avait reçu de sa mère : « Ne rêve pas, les petites gens resterons des petites gens », « Dans la famille, on n’est pas fait pour réussir », « Il faut regarder le monde en face : ils ne nous aiment pas.» Quelle violence dans ces propos ! Ils ont été imprimés par Marina et se manifestaient sous forme de cette petite voix… Tellement destructrice pour son parcours.

Mon astuce :

Donnez le nom d’un personnage à chacune de ces petites voix. Il y en a souvent 2 : Une agréable qui vous stimule, et l’autre plus désagréable, qui vous retient, vous tire vers le bas.

Par ce petit jeu de détachement, Marina avait fini par isoler la petite voix néfaste. Lors de nos entretiens, elle écrivait sur une feuille volante ce que cette partie d’elle lui disait.

Pour l’anecdote, elle avait appelé cette partie Isabelle, car c’était un vrai boulet. À cause d’Isabelle BOULAY… Mille pardons à cette grande chanteuse pour l’analogie pas très sympa…

Puis avec le recul, elle analysait l’idée, souvent pour en conclure : « ça c’est vraiment ma mère qui parle…, mais ce n’est pas moi ! ».379676_low

Le papier allait directement à la corbeille.

 

Alexis C.

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