Les stratégies de sabotage évidentes

Classé dans : Insertion | 0

Mon Défi !
Vous proposer chaque semaine une expérience de coaching, avec la technique et mes astuces de coach, parmi les 50 histoires vraies que j’ai sélectionnées.

Vous pouvez progresser chaque semaine, pendant 1 an ou plus avec les vacances…;-)

Pour suivre le défi, et découvrir gratuitement plus de 50 techniques, trucs et astuces d’accompagnement, Inscrivez vous dans la colonne de droite!! ====>>>

Désamorcer les « stratégies de sabotage évidentes »

Avez vous déjà remarqué comme nous sommes capables de freiner nous même nos réussites, ou d’anéantir des semaines de travail ou d’efforts en quelques minutes ?

Cette courte séquence vidéo nous rappelle que le conseiller doit rester vigilant et valider avec son interlocuteur qu’il n’existe pas de frein majeur aux prochaines étapes de son parcours. Sinon, c’est la chute à coup sûr!

L’histoire de Franck

J’ai croisé de nombreuses personnes durant leur parcours d’insertion qui ont tout fait, je dis bien TOUT FAIT, pour trouver un emploi. Elles ont suivi des formations, suivi vos conseils, participé à des opérations collectives, sont présentes hebdomadairement et répondent aux offres d’emploi, sont inscrits en intérim, se font parrainer, sont engagées dans un programme d’accompagnement spécifique,… Et au moment où toutes les conditions se trouvent réunies pour réussir, elles arrêtent tout, ou elles oublient un rendez vous de recrutement, ou encore elles décident de changer d’orientation… J’appelle cette attitude le sabotage. Il en existe 2 sortes, la première ce sont les stratégies de sabotage évidentes.

C’est le cas de Franck, qui avait un profil d’agent d’entretien des espaces vert. Nos entretiens se déroulaient toujours de 28959992_s
manière très constructive. J’étais très confiant pour son avenir et j’étais parfaitement convaincu qu’il avait toutes les qualités et les atouts pour retenir l’attention d’un employeur. Et un matin du mois de mai, il décroche un entretien d’embauche chez un paysagiste de sa région. Il me demande alors de préparer ce rendez vous, et nous organisons 2 simulations d’entretien, l’une avec moi et l’autre avec un ancien DRH que j’avais sollicité pour l’occasion. Bref, le grand jeu. De nos deux avis de spécialiste, Franck est prêt, il va casser la baraque !

Quelques heures après son entretien, il vient directement me voir, dépité…

Rien ne s’est passé comme prévu, l’employeur ne l’a même pas écouté, il l’a mis dehors en moins de 5 minutes ! Que c’est-il passé ?

Et en quelques secondes je comprends. Le visage marqué, les yeux cernés, son allure me saute aux yeux immédiatement, Franck laisse des traces de chaussures sales sur le sol du bureau depuis l’entrée jusqu’à moi. Il m’explique qu’il avait décidé, pour se changer les idées, de tondre la pelouse de sa grand mère juste avant l’entretien, et il s’est laiss
é déborder par l’horaire. C’est donc tout courant qu’il s’est rendu chez l’employeur, et est arrivé avec 15 minutes de retard… Mais ce n’est pas tout. Il avait les mains poisseuses, le pantalon tâché, et des chaussures toutes vertes d’herbe fraichement coupée.

Le verdict est tombé immédiatement. « Monsieur, notre entretien est terminé », en moins de 5 minutes!452891_blog

J’ai recontacté l’employeur que je connaissais bien, pour avoir son retour. Son avis était sans réserve : « J’ai vu arrivé un gars tout transpirant, en retard, qui me tend une main sale et qui me salope tout le local. Travailler dans les espaces verts ne veut pas dire qu’on est des porcs ! » me dit-il agacé.  « Je ne pourrais jamais envoyer quelqu’un comme ça chez mes clients, quelle image de mon entreprise va-t-il renvoyer ? ».

« Ce n’est pas l’employeur qui paye le salaire, mais les clients. » (Henry Ford)

« J’avais tellement peur de me planter que j’ai tout fait pour me changer les idées. La veille au soir je suis sorti avec des copains et j’ai fait la fête toute la nuit, et au final j’ai zappé l’entretien et j’ai tout fait pour me planter moi même. »  m’a dit Franck plus tard.

Franck venait de faire la démonstration d’une belle stratégie de sabotage, alors qu’il disposait de toutes les qualités pour ce poste.

Les conseils du coach

9339973_s

 Nos peurs sont les seuls vrais freins à notre réussite.

Et elles nous rattrapent systématiquement dans les moments importants, et quand on ne les attend pas… Repensez simplement au passage de vos examens, ou du permis de conduire… ça vous rappelle des choses… ;-).

Et si ces peurs sont profondément ancrées, ou si vous n’avez jamais soulever ce couvercle, il est fort probable que votre inconscient viendra mettre en place une stratégie de sabotage (et bien sûr toujours quand il ne faut pas !!!).

Comment faire?

Pour désamorcer ces comportements d’auto sabotage, je vous conseille d’aborder la question avec votre coaché, c’est à dire, soulevez avec lui le couvercle de ses craintes.

Les peurs révèlent souvent beaucoup sur la personne, et rappelez vous cet adage :

Ce que je crois je peux le créer, ce que je crains je peux le créer aussi.

Le simple fait d’aborder ses peurs, permettra à la personne de poser des mots, dédramatiser la situation et lâcher une grande partie de son angoisse.

Mon astuce

Soyez direct et franc dans vos questions, posez des questions ouvertes, mais ne répondez pas à sa place. Il est important de laisser la personne verbaliser ses craintes. Ne cherchez pas forcement à la rassurer avant qu’elle n’ait exprimé ses angoisses (car elle n’en a peut-être pas!! alors évitez de lui en inculquer…) Quelques exemples de questions à poser:

  • Comment vas tu te préparer avant l’entretien? Que comptes tu faire la veille?
  • Comment te sens tu en pensant à l’entretien?
  • De quoi as tu peur face à l’employeur?
  • Comment penses tu que vas se passer cet entretien?

Je reviendrai dans un prochain chapitre sur ma technique pour limiter l’impact d’une peur.

Je vous retrouve très vite pour d’autres conseils, d’autres réflexions, et d’autres histoires incroyables, mais toujours vraies et tirées de mes rencontres.

Avec passion

Alexis

Partager
Share on FacebookShare on LinkedInShare on Google+Tweet about this on Twitter

Laissez un commentaire