Coup de gueule!

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Nous devons faire mieux!

 

Voilà 20 ans que j’évolue dans les métiers de l’insertion. Et aussi 20 ans que je constate les mêmes inepties chez certains professionnels de l’insertion.

Pas tous, heureusement ! D’ailleurs si vous avez choisi de parcourir cet article, vous êtes, j’en suis certain, de ceux qui vont comprendre mon coup de gu13037632_meule.

J’ai vu des dizaines de parcours « détruits » par des conseillers mal préparés, maladroits, parfois même malveillants, ou peu formés,… Autant dans les Missions Locales que dans les Pôles Emploi ou les AFPA, entre autres. Bien sur ça ne représente qu’une petite partie des conseillers, et ça n’enlève en rien l’immense travail et l’investissement au quotidien de ces acteurs de l’insertion, face aux plus démunis!

Mais je trouve insupportable qu’un jeune (donc par définition en construction) se voit détruit dans ses ambitions, dans ces rêves, par quelques conseillers ignorants (dont j’ai fait parti…).

J’ai récupéré des jeunes démoralisés par leur conseiller, perdus dans leur parcours, démotivés. Les 50 Histoires que je vous fais partager en sont souvent le reflet…

Nous devons faire mieux que ça !

Toute personne en position de conseiller dans la relation d’aide (conseiller, coach, formateur, consultant,…) doit disposer d’un haut niveau de conscience, d’une connaissance des relations humaines, de l’autre, et d’une bonne dose de développement personnel. Ensuite seulement, on pourra associer des outils et techniques.

Alors merci de vous investir dans la lecture de ces histoires, qui je l’espère, pourra contribuer à la progression de chacun, en commençant par moi… En effet, l’exercice de l’écriture demande une réflexion et une introspection passionnante sur ma pratique. J’espère sincèrement vous faire partager ce plaisir, car ce métier est profond, puissant et épanouissant.

Cet épanouissement personnel et professionnel devrait être la quête de chaque conseiller d’insertion, de chaque personne investie dans un métier de la relation d’aide. Auprès des acteurs de l’insertion, c’est rarement le cas.

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J’ai souvent rencontré des conseillers d’insertion pour qui leur « poste » est une voie de stationnement, un job pépère, un gagne pain plutôt sympa. Ou pire, des conseillers qui se rattachent au statut de salariés protégés, de fonctionnaires, à la conquête des avantages collectifs ! (Et j’ai contribué à la rédaction et au déploiement de la convention collective des ML, qui reste une avancée majeur).

Mon coup de gueule ne porte pas sur leurs ambitions (chacun est libre de se fixer ses propres motivations personnelles, même si je ne les comprends pas bien), mais il porte sur les dégâts que font ces personnes auprès des jeunes ou des bénéficiaires. Ils ne se rendent pas compte qu’ils représentent des vrais freins à l’insertion. Sans parler du coût pour notre société, sur les finances publiques. Savez vous ce que coûte un jeune en insertion ? Au minimum 79,80 € par jour selon l’enquête européenne du EFSI (European Federation for Service to Individuals). C’est à dire 2395 € par mois ! Et ce chiffre ne tient pas compte des 480 € annoncés par le CNML sur le coût d’un jeune en suivi. 1,4 millions de jeunes sont accompagnés chaque année dans les Missions Locales. 3 536 000 chômeurs recensés en avril 2015 (En catégorie A). Imaginez l’impact financier des parcours à rallonge…             « Et c’est nous qui paye !! » 😉

D’ailleurs le dernier rapport de la Cour des Comptes parle de lui même : « Pôle Emploi n’est à l’origine directe de la reprise d’emploi que dans 12,6% des cas ».

Là aussi, naturellement, le Pôle Emploi conteste… Comme d’habitude en France, on rejette la critique plutôt que de la rendre constructive. Et si pour une fois, nous changions de point de vue?!

Je sais, mes propos sont forts, insupportables, et je vais faire hurler certains. Je sais aussi que je prends le risque de perdre quelques lecteurs… Ou de les faire réagir ! J’ai décidé de quitter mon poste de directeur de Mission Locale en 2005, pas en opposition au système, mais par conviction profonde pour essayer d’aller plus loin. Puis de créer ma société de coaching sur la base de ces valeurs, de cet éthique de métier. Et j’ai constaté que nous étions nombreux à avancer dans ce sens. Alors je ne vais pas m’arrêter maintenant, encore moins me taire pour un discours « politiquement correct ». Je ne cherche pas à dénoncer notre système social (ni les Missions Locales: je vous aime et vous faites un super boulot!), mais je sais que nous pouvons l’améliorer, le rendre plus juste.

 

«  Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. »                                  

Hubert Reeves – Astrophysicien et Président de l’Association Humanité et Biodiversité

 

Car la réalité c’est aussi celle ci:

L’approche « Conseiller Coach » donne des résultats impressionnants :

Sur le plan humain d’abord  (Après 2 mois de coaching)         

  •   100% de satisfaction
  •   96% des objectifs atteints
  •   74% d’insertion pro (emploi ou formation)

Sur la base de 273 personnes coachées dans leur parcours d’insertion (Chiffres enregistrés par la DIRRECTE)

Ensuite sur le plan financier :

Quand on fait le ratio durée d’accompagnement et résultats d’insertion, on obtient un constat incroyable :

Le coaching est 20 fois plus efficace que les techniques d’accompagnement classiques, et devient donc la technique la moins chère et la plus rentable de tous les dispositifs ou programmes d’insertion mis en œuvre sur les 30 dernières années.

 

Vous pouvez retrouver plus d’éléments sur cette approche « Conseiller Coach », ainsi que de nombreux témoignages de jeunes, de séniors en insertion, et de conseillers, en suivant ce lien : www.exa-coach.fr/les-acteurs-de-linsertion/

 

Notre métier est extraordinaire, partageons le avec force et passion.

Alexis C.

Coach, formateur et conférencier

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