Comment communiquer avec un Nolife

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 L'histoire de Ludovic, no-life...

Connaissez vous le profil de personnes appelées « No Life ». Je l’ai pour ma part découvert lors d’un coaching d’un   39781704_s jeune en insertion. Sa conseillère me l’avait orienté car elle n’arrivait plus du tout à obtenir quoi que ce soit de la part de ce jeune. Même sa famille s’inquiète, et les rdv avec la psy de la Mission Locale ne donnent rien de plus…

Ludo à 19 ans, et il vit entre son ordinateur, son lit,… et son ordinateur ! Il ne se pose même plus de question sur son avenir, malgré les relances de son entourage, il est nourri, logé, et surtout… connecté ! Il joue en réseau en moyenne 18h par jour, jour et nuit. En fait, le temps n’a même plus d’emprise sur lui, il ne se rend plus compte si c’est le jour, la nuit, la date, la saison, tout cela est très subjectif, et c’est même devenu virtuel pour lui.

3937755_sConséquence de cette profonde addiction : Une rupture complète de communication avec les autres, le monde extérieur et la réalité. Je devrais plutôt parler de notre réalité, à tel point qu’il en oublie ses cycles vitaux (sommeil, repas, hygiène,…)

J’ai bien essayé de le reconnecter avec notre réalité, en lui proposant de se remettre en lien avec ses anciens camarades, pour aller faire un foot par exemple, ou en lui proposant un atelier CV, mais rien à faire. Il n’accrochait à rien.

Ludovic avait un atout indéniable : Il savait qu’il devait s’en sortir, et il le voulait. Mais cela ne suffisait pas.

Je devais trouver le vecteur de communication : comment entrer vraiment en contact avec lui ?

Alors il m’est revenu ce principe fondamental : Pour que les autres s’intéresse à toi, commence par t’intéresser à eux.

Quelle belle idée ! Lors des entretiens, j’ai commencé à lui demander de me raconter son univers, ses jeux, son personnage virtuel (son avatar). J’ai appris le langage adapté, et j’ai commencé à transformer mon approche traditionnelle en utilisant son vocabulaire dans l’insertion. Ça le faisait rire d’abord, puis c’est vite devenu notre terrain de jeu… Avec nos règles, notre langage.

L’avatar de Ludovic avait des pouvoirs et des défis. Je les ai aussi utilisé : Il était par exemple très rapide, et devait 11035656_scollecter des « étoiles de puissance ». Nous avons construit son jeu dans notre monde : Imagine que l’inscription à l’agence d’intérim soit ta prochaine « étoile de puissance ». Tu disposes de 30 minutes, à compter de maintenant, pour valider ton inscription et gagner ton étoile.

Ce modèle de travail l’a boosté d’une façon incroyable ! Il a réalisé en 1 mois des démarches qui étaient à l’arrêt depuis plus d’un an. Puis nous avons convenu de réduire progressivement le temps passé sur son ordinateur. De toute façon, pour gagner ses étoiles sur le terrain, il ne pouvait pas rester derrière son écran. Et comme le défi le stimulait, il en faisait une quête personnelle chaque jour, il a naturellement et progressivement limité ses jeux en ligne.

Le sevrage avait commencé.

Les conseils du coach

 

Un moyen très puissant de communication repose sur la synchronisation. C’est une approche très fine, qui demande pas mal de pratique pour être efficace, mais qui s’avère redoutable dans de nombreux cas.

Elle repose d’abord sur l’observation, la calibration, et notre capacité d’adapter notre comportement, appelée la flexibilité comportementale. Attention, il ne s’agit pas de singer son interlocuteur, ni même de l’imiter, mais de se synchroniser avec lui. C’est à dire se mettre sur la même corde de vibration. Vous l’avez déjà entendu, on dit être dans « la même vib »…

Au delà des techniques très poussées de PNL, vous pouvez simplement chercher les vecteurs de communications qui vous aiderons à vous synchroniser avec votre interlocuteur. Par exemple des bribes de langage, des intérêts communs, cherchez des liens, des terrains familiers pour entrer en connexion avec l’autre.

Rappelons ce principe essentiel :

Pour que l’autre s’intéresse à vous, commencez toujours par vous intéresser à lui.

 

Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis vraiment et,

ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez,…il y a neuf possibilités pour ne pas s’entendre !                                                                                                                               Bernard Werber

  

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